14 juillet oblige : Que n’a-t-on dit de toi, Léo ?  © Michel Orion 2013

Que n’a-t-on dit de toi, Léo ?

Que ne dira-t-on pas encore ?

Mais en travestissant des faux,

On passe-porte avec la mort …

Du fond de ta célébrité

Au plus profond de ta détresse,

Les courtisans sont embusqués

Pour te piller avec adresse …

De journaleux en mal de scoop

En opportunistes arrivistes,

Biographes marchands de soupe,

Toujours en lice sur la piste,  

Les importuns, les parasites,

Ont toujours soif de simulacres …

Pour un article à la va-vite,

C’est dans l’égout qu’ils s’y consacrent …

Que n’ont-ils dit de toi, Léo ?

Que n’ont-ils dit sur toi aussi ?

Pour l’œuf ou pour la poule au pot,

Leurs ragots sentent le ranci … 

Voleurs d’images ou théâtreux,

A chaque quatorze juillet,

S’en viennent avec ou sans leurs gueux,

Pour un singulier défilé …

Pas très loin du Pont d’Avignon

Où l’on danse, où l’on tourne en rond…

Paris, Marseille, à l’unisson …

Tout est bon pour les subventions …

Même en Toscane, c’est tout dire !

La récup à n’en plus finir,

Se répand dans la tirelire

Des faux monnayeurs en délire …

Sans parler de tous ces dévots,

Quand ils rappliquent tout de go, 

Harnachés sous leurs oripeaux

D’idolâtres, sombres idiots …

Au lieu dit de l’affectation,

Ça se bouscule au portillon …

Tu es si loin de tous ces cons

Et de leurs commémorations …   

Que n’a-t-on dit de toi, Léo ?

Que ne dira-t-on pas encore ?

Pour l’œuf ou pour la poule au pot,

Les imposteurs sont tous d’accord …

Toi tu faisais de la Musique … 

Le reste au fond ne comptait guère …

Tu combattais l’Ennui cynique

En cueillant des brins de bruyère …

 © Michel Orion

En concert à Villard de Lans (38), Jeudi 30 Avril 2026 à 20:30, au Hiboubox

Un piano complice, une voix qui ose, des textes ciselés entre poésie et pamphlet : Michel Orion incarne une chanson française libre, engagée et authentique.

Artiste instinctif au parcours atypique, Michel Orion incarne une chanson française authentique et engagée. Héritier spirituel de Léo Ferré, dont il fut la première partie au Théâtre Dejazet, ce poète-pianiste compose des chansons à texte ambitieuses. Son répertoire navigue entre pamphlets libertaires et balades poétiques, porté par un piano expressif et une voix sincère. (Isère Culture)

https://culture.isere.fr/agenda/concert-michel-orion

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Adresse : 

41 Rue des Pionniers, 38250 Villard-de-Lans

Téléphone : 04 56 00 09 56

Réservations: hiboubox.fr

  

LE MONDE S’EMBRASE   © Michel Orion

                                                                                                            

Le monde s’embrase

Et fait table rase

De tous les désastres

Abjects qui te castrent.

Les américains

Fidèles à eux-mêmes,

Jouent les boute-en-train

De la mort qu’ils sèment.

Un brin nostalgiques

De tous leurs massacres,

Remakes tragiques

De leurs simulacres.

Drôle de routine,

Vladimir Poutine,

En fait son affaire,

Sur mer ou sur terre.

Venezuela,

Remettez-moi ça.

C’est la C I A

Merde in U S A.

Pendant ce temps là,

L’Europe est à plat.

Ça tangue à tout va,

Dans le falbala.

Présidents par ci,

Ministres par là.

Repas de gala ?

Rancard au Sénat !

La démocratie

Fait pipi au lit.

Bisounours obligent !

Lui ont fait la pige.

Pouvoir corrompu

Cour du roi Ubu,

Tous les m’as-tu-vu

Traversent la rue.

Vin du meilleur cru,

Dont ils ont tous bu,

Ne leur suffit plus,

Ils l’ont dans le luth.

Tous les m’as-tu-vu

Traversent la rue,

Foi de Belzébuth …

Car le roi est nu.

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Envoi :

O P A Bastille,

Tu parles d’un deal !

On connait la suite,

Au Carlton, au Ritz ? 

Petit marocain  

Ne refuse rien …

Le G I G N

Connait la rengaine !

Caviar à main gauche,

Oursins plein les poches ! 

Homard à main droite,

Mains plus ou moins moites

Troupeau d’éléphants, 

Abonnés absents ?

Le corps du délit 

Soudain resurgit.

Capri, c’est fini !

Et la fête aussi.

Envers du décor,

Pour virer de bord.

Foi de journalistes,

Un brin arrivistes, 

C’est le jeu de piste

Des scrutins de liste.

Entre dans la danse,

C’est gratuit, tu penses !

Entrez dans la transe,

Institut de France ?  

Ou du monde Arabe,

Pour un peu de rab ?

C’est le fait du prince … 

Serrez-vous la pince !

Pince-monseigneur ?

Pour l’argent du beurre ?