14 juillet oblige : Que n’a-t-on dit de toi, Léo ?  © Michel Orion 2013

Que n’a-t-on dit de toi, Léo ?

Que ne dira-t-on pas encore ?

Mais en travestissant des faux,

On passe-porte avec la mort …

Du fond de ta célébrité

Au plus profond de ta détresse,

Les courtisans sont embusqués

Pour te piller avec adresse …

De journaleux en mal de scoop

En opportunistes arrivistes,

Biographes marchands de soupe,

Toujours en lice sur la piste,  

Les importuns, les parasites,

Ont toujours soif de simulacres …

Pour un article à la va-vite,

C’est dans l’égout qu’ils s’y consacrent …

Que n’ont-ils dit de toi, Léo ?

Que n’ont-ils dit sur toi aussi ?

Pour l’œuf ou pour la poule au pot,

Leurs ragots sentent le ranci … 

Voleurs d’images ou théâtreux,

A chaque quatorze juillet,

S’en viennent avec ou sans leurs gueux,

Pour un singulier défilé …

Pas très loin du Pont d’Avignon

Où l’on danse, où l’on tourne en rond…

Paris, Marseille, à l’unisson …

Tout est bon pour les subventions …

Même en Toscane, c’est tout dire !

La récup à n’en plus finir,

Se répand dans la tirelire

Des faux monnayeurs en délire …

Sans parler de tous ces dévots,

Quand ils rappliquent tout de go, 

Harnachés sous leurs oripeaux

D’idolâtres, sombres idiots …

Au lieu dit de l’affectation,

Ça se bouscule au portillon …

Tu es si loin de tous ces cons

Et de leurs commémorations …   

Que n’a-t-on dit de toi, Léo ?

Que ne dira-t-on pas encore ?

Pour l’œuf ou pour la poule au pot,

Les imposteurs sont tous d’accord …

Toi tu faisais de la Musique … 

Le reste au fond ne comptait guère …

Tu combattais l’Ennui cynique

En cueillant des brins de bruyère …

 © Michel Orion

  

LE MONDE S’EMBRASE   © Michel Orion

                                                                                                            

Le monde s’embrase

Et fait table rase

De tous les désastres

Abjects qui te castrent.

Les américains

Fidèles à eux-mêmes,

Jouent les boute-en-train

De la mort qu’ils sèment.

Un brin nostalgiques

De tous leurs massacres,

Remakes tragiques

De leurs simulacres.

Drôle de routine,

Vladimir Poutine,

En fait son affaire,

Sur mer ou sur terre.

Venezuela,

Remettez-moi ça.

C’est la C I A

Merde in U S A.

Pendant ce temps là,

L’Europe est à plat.

Ça tangue à tout va,

Dans le falbala.

Présidents par ci,

Ministres par là.

Repas de gala ?

Rancard au Sénat !

La démocratie

Fait pipi au lit.

Bisounours obligent !

Lui ont fait la pige.

Pouvoir corrompu

Cour du roi Ubu,

Tous les m’as-tu-vu

Traversent la rue.

Vin du meilleur cru,

Dont ils ont tous bu,

Ne leur suffit plus,

Ils l’ont dans le luth.

Tous les m’as-tu-vu

Traversent la rue,

Foi de Belzébuth …

Car le roi est nu.

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Envoi :

O P A Bastille,

Tu parles d’un deal !

On connait la suite,

Au Carlton, au Ritz ? 

Petit marocain  

Ne refuse rien …

Le G I G N

Connait la rengaine !

Caviar à main gauche,

Oursins plein les poches ! 

Homard à main droite,

Mains plus ou moins moites

Troupeau d’éléphants, 

Abonnés absents ?

Le corps du délit 

Soudain resurgit.

Capri, c’est fini !

Et la fête aussi.

Envers du décor,

Pour virer de bord.

Foi de journalistes,

Un brin arrivistes, 

C’est le jeu de piste

Des scrutins de liste.

Entre dans la danse,

C’est gratuit, tu penses !

Entrez dans la transe,

Institut de France ?  

Ou du monde Arabe,

Pour un peu de rab ?

C’est le fait du prince … 

Serrez-vous la pince !

Pince-monseigneur ?

Pour l’argent du beurre ?  

« Pristina Gate » (Michel Orion 99)

Rien de (très) nouveau sous le soleil de 2024 …

PRISTINA GATE         © Michel Orion 1999

C’est l’syndrom’ du cocktail mondain …

Tarte à la crème, patin-couffin …

A gauche : caviar, menu-fretin,

A droite : poudre perlimpinpin,

« Langue de Blois » a le bec fin…

Il y a des coquilles dans l’air,

Des bouteilles à l’encre à la mer,

Curieux plateau de fruits de mer,

Ça fait sortir les « verts » de terre,

Quand Dany joue les va t’en guerre …

Mais en France, on a « B H L »…,

C’est un grand intellectuel,

Qui lav’ plus blanc avec Ariel,

L’ennui c’est quand il coule une bielle,

Dont il se sert pour fair’ son miel …

Pendant ce temps, passe le temps …

Et restent en place les présidents et les tyrans …

Pendant ce temps, crèvent les gens …

Quelle importance ? L’OTAN en emporte le vent …

« AVEC OU SANS GILET »    © Michel Orion (2019)

En marche vers l’ignoble, ils vaquent sans vergogne,

A leurs occupations, à leurs piètres besognes,

Appliqués qu’ils sont tous, avec ou sans leurs cognes,  

A ramper dans la norme hystérique et conforme.

A ramper dans la norme.

Hystériques et conformes à ce qu’on attend d’eux,

Dans l’ennui sirupeux, cynique et dérisoire,

D’un pouvoir aux abois qui n’a pas de mémoire,

Sous les pavés, l’Histoire ! La Bastille est en feu.

La Bastille est en jeu !   

La gueule de l’emploi est réquisitionnée.

Planqué au coin du bois, un ministre est masqué.

Dans son fort intérieur tout est prémédité.

Pressé de castagner, un ministre est masqué.

Un ministre est casqué.

Oui mais quand sonne l’heure, le sort en est jeté.

Même au poker menteur nul ne peut l’arrêter.

Ça monte du tréfonds, de toute éternité.

Déferle la marée, au cri des insurgés,

Avec ou sans gilet.

Pour un œil les deux yeux, ou mieux toute la gueule !  

Tous ces flics en faction, ce pouvoir est si veule.  

Une révolution parfois ça tourne en rond ;

Mais pas l’insurrection, mais pas la subversion !

Ni la loi du talion !

Et pas question de trêve ! Générale est la grève.

Sur le haut du pavé le peuple se soulève !

Un printemps en hiver, ça fait monter la sève ;

Ça réveille nos rêves. L’Espoir est sur la grève ! 

C’est la « moisson du rêve ».